Semaine
1 (1 au 7 janvier)
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En hiver, les Castors (Castor fiber) consomment de préférence l'écorce des saules et des peupliers. Les traces sont alors facilement repérables, puisque les souches restantes prennent la forme d'un crayon taillé.

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Semaine
2 (8 au 14 janvier)
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Les tiges du fusain (Euonymus europeus) sont dressées, d'un beau vert mat, presque quadrangulaires, souvent marquées de 4 crêtes blanchâtres. Ces tiges, carbonisées en vase clos, donne un charbon de bois ferme, trèès apprécié des dessinateurs car il ne salit pas les doigts et marque facilement le papier.

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Semaine
3 (15 au 21 janvier)
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En ce moment, sous une chênaie, on peut observer des milliers de glands au sol, ceux-ci de taille très différente. Que vont devenir les gros glands par rapport aux petits ? La longueur des racines et des tiges sont d'autant plus grandes que les glands sont plus volumineux et plus lourds. Cette différence se manifeste jusqu'à l'âge de 3 ans, mais plus tard elle s'atténue. Les arbres donnant les glands les plus lourds ne fournissent donc pas toujours les plants les plus forts.

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Semaine
4 (22 au 28 janvier)
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Le noisetier (Coryllus avellana) possède de nombreuses fleurs mâles, dont une est ici isolée, réunies autour d'un axe, protégées par une bractée ; réunies par dizaine elles forment un chaton. Ces derniers sont jaunâtres et pendants, longs de 2 à 8 cm, situés à la base des rameaux de l'année.

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Semaine
5 (29 janvier au 4 février)
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Près des potales, chapelles, etc. les tilleuls y ont été presque systématiquement plantés. Les jeunes rameaux exposés en pleine lumière sont rougeâtres et attirent le regard. Leurs bourgeons sont faciles à reconnaître : l'écaille inférieure, petite, atteint à peine le milieu du bourgeon, alors que la seconde écaille l'entoure presque complètement. L'aspect bossu du bourgeon est alors évident. Eux aussi sont rouges lorsqu'ils sont exposés au soleil, mais restent verdâtres à l'ombre.

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Semaine
6 (5 au 11 février)
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Les fleurs de gui (Viscum album) sont très petites, disposées en petits glomérules jaunes terminaux, à l'aisselle des feuilles. Mieux connues, ce sont les petites baies blanchâtres de gui et qui ont environ 6 mm de diamètre. Elles mûrissent en deux ans, ne tombant qu'au début de la troisième année.

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Semaine
7 (12 au 18 février)
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La scille à deux feuilles (Scilla bifolia) porte bien son nom. Les deux feuilles linéaires et larges sont cannelées, naissent avec les fleurs bleu vif et engainent la partie inférieure de la hampe. Liée aux affleurements calcaires, elle forme des petites colonies dès les mois de février et de mars. Cette espèce est restreinte à une toute petite partie de la Belgique (Virelles, Lompret et la vallée du Viroin). Heureusement, cette plante est légalement protégée.

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Semaine
8 (19 au 25 février)
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Hôte habituel des branches mortes de sureau noir, l'oreille-de-Judas (Auricularia auricula-judae) peut s'observer une grande partie de l'année. Se desséchant complèètement pendant plusieurs jours, il peut se "regonfler" assez rapidement aprèès une période pluvieuse et mêême résister au gel. Ce champignon comestible (bien connu dans la gastronomie asiatique) pousse occasionnellement sur les troncs morts d'autres essences ligneuses : érable sycomore, aulne glutineux, hêtre, robinier ...

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Semaine
9 (26 février au 4 mars)
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À nouveau, la douceur qui règne en ce début mars explique cette curiosité phénologique : un genêt à balai (Cytisus scoparius) en début de floraison, alors que la période normale de floraison se déroule en mai-juin !
Et encore, le genêt concerné poussait-il sur le versant ardennais de la vallée du Viroin et donc en position ubac !

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Semaine
10 (5 au 11 mars)
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La pezize veinée (Disciotis venosa) est un champignon printanier, typique des frênaies alluviales en région calcaire, dégageant une forte odeur d'eau de Javel au froissement. En se développant, le centre de la coupe se munit de fortes veines saillantes qui lui ont donné son nom.

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Semaine
11 (12 au 18 mars) |
Lors
de la migration des batraciens et de leur sauvetage à l’aide
de barrage, quelle ne fut pas notre surprise de trouver un tout petit
crapaud gris à peau granuleuse. L’Alyte accoucheur (Alytes obstetricans) est réputé
pionnier, car il occupe les milieux bien exposés au soleil et colonise
rapidement de nouveaux habitats dans un rayon de plusieurs centaines de
mètres.

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Semaine
12 (19 au 25 mars) |
Chez
les libellules, telle l’aeschne bleue, la tête porte deux
gros yeux dont l’importance révèle la prédominance
de la fonction visuelle dans leur vie. Ce sont des yeux composés,
formés d’innombrables (jusqu’à 30 000) ommatidies
hexagonales régulièrement rangées les unes à
côtés des autres, dont chacune est un œil élémentaire
individuellement connecté au cerveau.

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Semaine
13 (26 mars au 1 avril) |
Le
Chabot (Cottus gobio) est un petit poisson en forme de massue. Caché tout au long
de la journée parmi les galets ou sous les pierres, il n’en
sortira que la nuit pour se nourrir. C’est un original, il ne possède
pas de vessie natatoire et son corps est dépourvu d’écailles.

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Semaine
14 (2 au 8 avril) |
Attention
messieurs les ornithologues et autres passants! Bien que vos yeux soient
dirigés vers les cieux et les branches, n’oubliez pas pour
autant notre présence active en cette période de migration...
rampante. Ici, le Crapaud commun (Bufo bufo) rejoindra la mare qui l’a vu naître
sans crainte de se faire ratatiner à l’aide de bons et loyaux
services naturalistes. Merci à vous !

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Semaine
15 (9 au 15 avril) |
Découverte
d’une espèce de champignon assez rare, à savoir Arrhenia
lobata. Cette espèce vit uniquement dans les mousses, à
l’exception des sphaignes. Elle se plaît dans les endroits
très humides situés le long des berges des grands plans
d’eau ou des rivières.

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Semaine
16 (16 au 22 avril) |
Les
insectes sont incontestablement les animaux transporteurs de pollen les
plus importants. Mais ils n’interviennent pas de façon consciente
dans la vie sexuelle des fleurs et leur rôle pollinisateur n’est
en réalité qu’une conséquence de leur activité.
Que ce soit lors de la recherche d’un partenaire sexuel, d’un
lieu de ponte ou surtout de nourriture.

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Semaine
17 (23 au 29 avril) |
Le
Cygne tuberculé (Cygnus olor) porte aussi le nom de cygne muet. Pourtant ce majestueux
oiseau possède bel et bien une voix, même si celle-ci n’est
pas d’un grand prodige. On peut entendre le plus souvent de faibles
sons rauques de trompette "kieurrr". Il s’exprime aussi
par des bruits nasaux, bas et étouffés, et par des soufflements
irrités.

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Semaine
18 (30 avril au 6 mai) |
Le
Mulot sylvestre (Apodemus sylvestris) est un petit rongeur au museau pointu. Il construit un
terrier peu profond, de forme et de dimensions très variables (jusqu’à
2,5 m de long). Il y accumule dans des chambres spéciales des provisions.
Les terriers ont de 2 à 6 entrées, s’ouvrant sous
un buisson touffu.

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Semaine
19 (7 au 13 mai) |
Omniprésent
dans les villes, villages et campagnes voisines, le Moineau domestique
(Passer domesticus) niche en colonie sous les toits et dans les trous des bâtiments.
Il est rare de le voir seul car il se réunit en bandes bruyantes
et bavardes. Il émet alors le bien connu "cui cui" ainsi
qu’un "chirrup" ou quand il alarme un "teu teu"
anxieux.

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Semaine
20 (14 au 20 mai) |
Scruter
les feuilles d’un sureau a permis de faire une observation peu banale
et furtive : une petite guêpe de 2 mm de long en train de pondre
dans une larve de syrphe (une mouche ressemblant à des abeilles),
juste derrière la tête. Cet Amblynotus est donc un endoparasite
; il est apparenté aux petites guêpes provoquant des galles,
mais fait partie d’une famille à part, celle des Figitidés.

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Semaine
21 (21 au 27 mai) |
Ce
mois de mai 2007 a été exceptionnel par l’arrivée
massive dans toute la Belgique, d’une libellule méridionale
appelée Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii). Cette espèce peut
entreprendre de grandes migrations sous forme d’immenses nuages
de plusieurs milliers d’individus. Après l’accouplement,
les femelles pondront un peu n’importe où au gré de
leurs déplacements.

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Semaine
22 (28 mai au 3 juin) |
La
Chevêche d'Athéna (Athene noctua) est l’un des rapaces nocturnes belges les
mieux suivis scientifiquement : baguages, recensement, suivi de populations,
gestion de leur milieu, analyse du régime alimentaire, etc. Toutes
ces informations extraordinaires sont collectées depuis près
de 20 ans par le Groupe Noctua, créé à l’initiative
de Jacques Bultot. Que d’actions concrètes pour préserver
notre avifaune!

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Semaine
23 (4 au 10 juin) |
La
larve de ce Triton alpestre (Triturus alpestris) est typiquement ubiquiste. Ses exigences sont
des plans d’eau pauvres en poisson, y compris les zones calmes des
rivières, ceinturés par une végétation arborée
facile d’accès ou, plus couramment, des ornières forestières
sous eau. Une fois adulte, cette espèce quittera le milieu aquatique
et vivra à terre en se dispersant dans un rayon de 150 m. Trois
à cinq ans plus tard, alors sexuellement mature, ce triton reviendra
à son lieu d’origine lors des migrations printanières.

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Semaine
24 (11 au 17 juin) |
La
majorité des sphaignes sont des espèces de tourbières
et de landes tourbeuses. Certaines espèces, comme la sphaigne des
marais (Sphagnum palustre), se maintiennent malgré tout lors du boisement et sont généralement
robustes. En fonction de la durée d’immersion ou d’assèchement
superficiel subies par ces plantes, elles pourront avoir des allures bien
différentes. C’est le phénomène de polymorphie.

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Semaine
25 (18 au 24 juin) |
Avec
ses longues barbes, l’escourgeon (Hordeum hexastichon) fait sans aucun doute bien partie
des orges. Il est utilisé essentiellement dans la nourriture animale.
Il s’agit d’un type d’orge, dit d’hiver, que l’on
plante en automne et dont la récolte se réalise fin juin
début juillet.

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Semaine
26 (25 juin au 1 juillet) |
L’Azuré
de l’ajonc (Plebejus argus) est oligophage, ce qui signifie que les chenilles se
nourrissent de peu de plantes (moins de 10 espèces différentes).
Dans ce cas, les chenilles se nourrissent de l’hippocrépide,
plante peu courante, et se tiennent à sa base, en contact direct
avec une fourmilière. En effet, elles ont besoin des fourmis qui
les protègent. Concrètement, les fourmis retirent les chenilles
dans leurs galeries dès qu’on soulève les pousses
rampantes de la plante.

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Semaine
27 (2 au 8 juillet) |
La
Cicindèle brune ou hybride (Cicindela hybrida) a été observée
sur un versant sud de l’Ardenne, sur un sol de type podzol. Elle
a le dessus des élytres brun-jaune, sans reflets verdâtres
comme chez sa cousine la cicindèle champêtre. Possédant
des mandibules acérées, elle et sa larve sont particulièrement
carnassières et voraces. Elles vivent dans les endroits secs, ensoleillés
et souvent sablonneux. Les larves vivent à la surface du sol dans
des trous et y tirent les insectes attrapés.

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Semaine
28 (9 au 15 juillet) |
La
Lagrie hérissée (Lagria hirta) a le corps recouvert de poils
feutrés denses. Ces insectes digèrent la cellulose (souche,
bois vermoulu, etc.) à l’aide de micro-organismes intestinaux
symbiotiques. Les œufs déposés sous les feuilles sont
recouverts d’une substance sécrétée par l’intestin
de la femelle, contenant ces micro-organismes. Ils n’auront plus
qu’à traverser la paroi de l’œuf.

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Semaine
29 (16 au 22 juillet) |
La
Vipère péliade (Vipera berus) est totalement inoffensive et se rencontre
surtout dans les milieux humides et froids, même si elle adore prendre
d’indispensables bains de soleil. Elle fréquente les lisières
de forêts et de cours d’eau, les remblais de chemins de fer,
etc. Pourtant, on note une régression. La péliade ajoute
aux rongeurs et petits lézards qui composent la majeure partie
de son régime alimentaire, des grenouilles et des crapauds.

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Semaine
30 (23 au 29 juillet) |
Le
mâle du Gomphocère tacheté (Myrmeleottetix maculatus) se reconnaît aisément
à ses antennes dont l’extrémité mime un club
de golf. La couleur du corps est par contre très variable, en fonction
du milieu dans lequel il vit : c’est le phénomène
d’homochromie. Lors d’un inventaire dans la région
montoise, cette espèce a été découverte dans
les endroits les plus secs, les plus ensoleillés et les plus pauvres
en végétation des terrils.

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Semaine
31 (30 juillet au 5 août) |
Nous
n’avons pas toujours besoin d’une fosse pédologique
pour découvrir les différents horizons des types de sol.
Un fossé ou un talus conviennent aussi très bien pour décrire,
p. ex., ce qu’est un podzol, c’est-à-dire un sol lessivé
sur substrat sablonneux acide.

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Semaine
32 (6 au 12 août) |
Cousine
du céleri, l’ache faux-cresson (Apium nodiflorum) est une espèce localisée
rencontrée dans les fossés et les ruisseaux aux eaux peu
courantes et non acides. En outre, sa présence, en compagnie d’autres
Apiacées aux exigences écologiques similaires, indique aussi
la probable occurence d’une demoiselle, l’agrion de mercure,
un insecte protégé au niveau européen.

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Semaine
33 (13 au 19 août) |
Promis,
juré, cette photo n’est pas truquée ! Les campanules,
comme la campanule gantelée (Campanula trachelium), n’ont qu’un seul style
et possède une corolle à 5 lobes, qui forme une sorte de
cloche ou de doigt de gant. Dans le cas présent, une telle aberration
peut nous faire penser que les manipulations génétiques
ne sont pas que l’apanage de l’espèce humaine.

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Semaine
34 (20 au 26 août) |
En
août, les ouvrières de la Fourmi sanguine (Formica sanguinea) sont responsables
de raids esclavagistes sur les nids d’autres espèces, notamment
de la fourmi rousse des bois, plus commune. Le nid qui sera pillé
est situé à 50, voire 100 m. Dans un premier temps, elles
l’encerclent en attendant les autres détachements. Par la
suite, elles pénètrent dans le nid et y dérobent
les œufs et les pupes à l’aide de leurs mandibules et
enfin rejoignent leur nid.
 
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Semaine
35 (27 août au 2 septembre) |
Durant
cette semaine d’étude des micro-habitats forestiers, de nombreux
arthropodes ont été observés dont le Blaniulus guttulatus.
Il s’agit d’un mille-pattes ou myriapode très allongé
qui possède deux paires de pattes à chaque anneau. Selon
son âge, il portera entre 37 à maximum 60 anneaux ; si on
fait le compte on arrive très difficilement à mille ! Dans
la nature, cette espèce se nourrit de matière organique
morte d’origine végétale ou animale. Mais, dans les
sols cultivés, il devient un ravageur de la pomme de terre.

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Semaine
36 (3 au 9 septembre) |
Cette petite fougère s’agrippe aux fissures des rochers et
des vieux murs des villes et des villages, de nature calcaire principalement.
Bio-indicateur très sensible à la pollution atmosphérique,
la rue des murailles (Asplenium ruta-muraria) a fortement régressé dans les grands
centres urbains.

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Semaine
37 (10 au 16 septembre) |
Cette
très grande cicadelle, jusqu’à 18 mm, porte le nom
de Grand Diable ou de Cicadelle à oreilles (Ledra aurita). Quelque soit le nom,
il fait référence aux deux grandes expansions ornant le
dessus du premier segment du thorax, alors que sa tête est plate.
Cette espèce qui saute avec une grande fougue vit sur le chêne.
Puisqu’elle a des mœurs nocturnes, il est assez rare de la
rencontrer.

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Semaine
38 (17 au 23 septembre) |
Dans
le bois mort fort humide gisant au sol, p. ex. dans un tas de bois, se
trouve ce genre de «microphone rose», c’est-à-dire
dans la réalité un Arcyria. Ces myxomycètes* sont
fugaces, minuscules (max. 2 mm) mais si colorés et de toute beauté
!
*
Les Myxomycètes sont des organismes qui ont la forme d'une masse
mucilagineuse et mobile au stade végétatif, et qui se fixent
à leur substrat et se transforment en sporanges contenant des spores
au stade reproductif, comme de vrais champignons.

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Semaine
39 (24 au 30 septembre) |
En
se promenant dans les bois, une ambiance automnale se fait sentir. L’odeur
de mousses, de feuilles mortes et d’humidité emplissent nos
narines. Mais on n’est pas au bout de nos surprises lorsqu’on
s’attache à découvrir les effluves fongiques. Ainsi,
le lactaire à odeur de punaise (Lactarius cimicarius) dégage une forte odeur de...
punaise des bois. Ce n’est évidemment pas le seul champignon
à présenter des parfums carcatéristiques et surprenants.

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Semaine
40 (1
au 7 octobre)
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Cette
tégénaire géante ressemble à la tégénaire
domestique rencontrée dans les maisons en cette période.
Mais son habitat est différent ; elle vit préférentiellement
dans les jardins, sous les bois morts, les pierres, dans les talus, etc.
Les femelles peuvent vivre plusieurs années et se rencontrent tout
au long de l’année.

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Semaine
41 (8
au 14 octobre)
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L’automne
a fait son apparition dans les forêts feuillues. L’érable
(plane ici) (Acer platanoides) est l’une des premières essences forestières
à se parer des tons jaunes et orangés. Les feuilles se laisseront
tomber aux premières bourrasques aux allures hivernales.

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Semaine
42 (15
au 21 octobre)
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La
punaise Pentatome à glaive caché (Rhaphigaster nebulosa) porte des taches nébuleuses
de couleur variable sur fond gris-brun. Commune sur les arbres et arbustes,
elle passe l’hiver à l’état adulte et n’hésite
pas à se cacher dans les maisons.

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Semaine
43 (22
au 28 octobre)
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Sous
les tas de bûches que l’on soulève avec l’arrivée
de l’hiver, un escargot sympathique, l’Oxychilus helveticus,
déambule avec sa coquille fine, brillante et translucide, mais
surtout aplatie. Le corps est bleu-gris muni de bandes obliques plus sombres.
En le manipulant, il émet une légère odeur d’ail
! Que cela ne vous donne pas une autre idée que de le relâcher
un peu plus loin.

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Semaine
44 (29
octobre au 4 novembre)
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En
suivant les berges des cours d’eau, la rencontre avec le Héron
cendré (Ardea cinerea) est souvent fortuite. Par contre, il est plus courant de
tomber nez à nez avec ses empreintes imprimées dans la boue
fraîche. Elles sont séparées les unes des autres de
50 à 60 cm selon la vitesse de la marche et se trouvent toutes
sur une ligne rectiligne.

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Semaine
45 (5
au 11 novembre)
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La
légende du chevalier errant de Nismes (Viroinval) nous apprend
que «li d’jou des morts» personne ne peut sortir de
chez soi la nuit. Le seigneur d’antan de Vierves en a fait les frais
en tombant avec sa meute de chiens dans le réputé «fondry
des chiens».

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Semaine
46 (12 au 18 novembre)

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Espèèce trèès banale des bords de chemins forestiers et des sous-bois, la calvatie en coupe (Calvatia excipuliformis) fait partie de ces "Gastéromycèètes", champignons dont le sporophore prend l'apparence d'un "estomac" ou, en tout cas, d'une poche ou sac renfermant les spores. Semblable à une ampoule, cette calvatie se distingue des trèès voisines vesses-de-loup (ou lycoperdons) par le fait que c'est toute la partie supérieure du sporophore qui se détache pour libérer les spores alors qu'un simple trou sommital apparaît chez les vesses-de-loup.

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Semaine
47 (19 au 25 novembre)
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Petite "vesse-de-loup" munie d'un pied bien différencié et partiellement enterré, le tulostome des brumes (Tulostoma brumale) est une espèèce d'arrièère-saison, se développant généralement dans des milieux xériques (ballast de chemin de fer, rochers calcaires, vieux murs, rocailles ...). L'ouverture apicale permet la libération des spores qui se fait généralement grâce aux gouttes de pluie.

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Semaine
48 (26 novembre au 2 décembre)
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Le Hérisson (Erinaceus europaeus) a une façon de se rouler en boule qui lui est propre et qu'aucun autre mammifèère ne réussit à imiter avec une telle efficacité. Ce phénomèène est commandé par la contraction de quatre muscles : deux qui tendent la peau dans le but de recouvrir la têête et deux autres qui recouvre la partie postérieure. En se faisant, la peau tout autour du corps se tend aussi et oblige les pattes, la queue et la têête à rentrer.

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Semaine
49 (3 au 9 décembre)
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Cespiteuse, la collybie à pied velouté (Flammulina velutipes) est un champignon comestible typiquement hivernal, vivement coloré, assez fréquent et croissant sur troncs morts de feuillus.

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Semaine
50 (10 au 16 décembre)
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Espèce tardive et très courante, le clitocybe en vase (Pseudoclitocybe cyathiformis) se distingue notamment des vrais clitocybes par ses spores amyloïdes (qui se colorent en bleu-noir avec des réactifs iodés).

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Semaine
51 (17 au 23 décembre)
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La féerie de la nature en ce temps de Noël avec, comme vedette, le petit boucage (Pimpinella saxifraga) tout de givre revêtu. Probablement l'apiacée (ombellifère) la plus constante dans les pelouses calcicoles.

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Semaine
52 (24 au 31 décembre)
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Le fragon ou petit houx (Ruscus acualetus) est un arbrisseau toujours vert dont les rameaux sont transformés en feuilles, les cladodes. La plante fleurit de septembre à avril et les baies rouges peuvent alors apparaître en hiver.

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